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La revengeance des duchesses

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  • Roselyne Chevrette (Charlesbourg) (20%)
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  • Morgane Clément-Gagnon (Lévis) (20%)
  • | 997 Votes
  • Estelle Bachelard (Saint-Roch) (18%)
  • | 868 Votes
  • Valérie Laflamme (Saint-Sauveur) (16%)
  • | 788 Votes
  • Annie Fournier (Limoilou) (11%)
  • | 543 Votes
  • Marrie E. Bathory (Montcalm) (8%)
  • | 405 Votes
  • Miguel Fontaine (Vieux Faubourg) (3%)
  • | 144 Votes
  • Liane Fauchon (Sainte-Foy) (3%)
  • | 142 Votes

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Roselyne Chevrette

Charlesbourg

 

Jeux olympiques spéciaux

C’est l’histoire d’une famille
du président américain
John Fitzgerald Kennedy.

Pour aider Rosemary, la sœur du président,
à vaincre sa terrible souffrance après une opération,
pour rendre hommage à son courage,
sa deuxième sœur Eunice a décidé de créer une fondation.

Semence d’une idée…

L’origine de la création des jeux olympiques spéciaux.

Les premiers jeux se sont faits à Chicago.

Actuellement, l’organisation compte 4 millions de sportifs dans 170 pays
avec 30 disciplines sportives diversifiées. Le siège social pour la ville de Québec est sur la 1re Avenue.

L’objectif est de démontrer à la communauté
comment chacun peut relever des défis.

Moi-même, à l’âge adulte, j’ai été fière d’en faire partie parce que j’ai gagné des médailles
dans ma discipline sportive préférée : la natation.

Photo : Beauport Express

Photo : Beauport Express

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Plus qu’un clocher!

Dans mon duché de Charlesbourg,
C’est une fusion de quatre églises :
Saint-Charles-Borromée, Saint-Jérôme,
Sainte-Cécile et Saint-Rodrigue.

C’est plus qu’un clocher!

Dans une ambiance chaleureuse,
j’ai rencontré madame Diane Bélanger.
C’est l’intervenante de pastorale de l’église Saint-Rodrigue.
Elle est diplômée en catéchèse et en théologie.
Elle s’occupe de la liturgie et prépare l’horaire
des lecteurs et des responsables de la communion
dont je fais partie.

Et par-dessus tout, ce qu’elle préfère,
c’est organiser des crèches vivantes pour Noël.

C’est une passionnée qui apprécie les belles choses.
Tout comme moi, elle aime bricoler avec minutie
et pour rajouter à son sens artistique, elle aime chanter
et faire partie de la chorale.

Merci de m’avoir intégrée parmi cette belle famille, avec cette patience qui fait qu’on prend le temps de bien montrer les choses!

Photo : Denis Dupuis

Photo : Denis Dupuis

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Des sœurs réunies à Charlesbourg

Photo d'Anne-Hélène et Roselyne

Anne-Hélène à Roselyne :

J’allais me blottir contre ton corps moelleux
Je n’avais plus peur
Mieux qu’un foyer, corps de petit feu
Je n’avais plus froid

Je me blessais
Tu pleurais pour moi
Je jubilais
Tu planais plus que moi

Moi, primitive
Toi, princesse
Moi si vive
Toi paresse
Accordées
Ajustées

Ton arrivée : précipice?
Apprivoisée : armistice?

Pour pouvoir jouer
Je devais d’abord montrer
Pour profiter
Je devais partager

Est-ce toi qui m’as appris
Ce qui m’a ensuite tant servi ?

Étais-tu un cadeau ?

Réponse de Roselyne :

Déménager avec toi à Québec, était-ce un cadeau?

Être près de toi, ma sœur,
quel bonheur!
Tout proche, à proximité,
pour aller faire d’autres amitiés.
Déménager à Charlesbourg,
quelle bonne idée!
C’est ici que mes rêves sont devenus réalité.

Aucune autre comme toi
ne possède quatre métiers :
violoniste, mère au foyer,
professeure de violon
et qui s’assoit aussi dans un bureau
la journée aux mille et un soins.

Et en plus, avec entrain,
ma sœur est directrice,
d’une belle grande école privée
qui sème sa passion avec joie.

Ma sœur est extraordinaire
parce qu’au travers de tout ça,
ma sœur est devenue ma tutrice
c’est-à-dire qu’elle s’occupe de moi.
Jolie abondance d’amour.
Profusion d’agréables moments
pour s’amuser ensemble en retour.

Sous le même toit à Charlesbourg
vivent trois générations
chacune à sa manière
pour continuer d’avancer
dans la même direction
pour vivre avec leur passion.

À ma sœur, mille mercis.
Tout près de toi, je m’épanouis.
C’est pourquoi, je t’apprécie.

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Toucher la vie

Photo : PasseportSanté.net

Photo : PasseportSanté.net

Toucher la vie au quotidien
Agréable goût du plaisir
Éternel métronome du temps
Infinie renaissance
Milliards de sourires

Étirement de l’énergie
Fil conducteur du vent
Sentiment de l’aventure
Ouverture sur le monde
L’avenir dans ses mains

Croissance de l’arbre
Respiration d’un silence
Goût du chocolat (celui des Chocolats Favoris?)
Délicieuse fraîcheur décadente
Enveloppante couverture d’un chat

Hivernale chaleur du brasier
Bois sec, je craque
À l’intérieur de mon foyer.
Dans ces merveilleux regards,
L’étincelle s’est installée…

Beauté du hasard!

Des mains spéciales touchent les gens
Touchent la vie
Un endroit où je me sens accueillie
Mille et un soins… aux petits oignons
Avec tous, moi y compris!

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Espèce en voie de disparition?

IMG_1114m_petitTravail des gens passionnés
À l’écoute de nos besoins
Généreux, avec la main sur le cœur
Soucieux de faire notre bonheur
Défenseurs des droits des gens pas ordinaires
De nos défis spéciaux, ils sont les partenaires.

Dans Charlesbourg, de quel organisme communautaire est-il question?

C’est l’AISQ : l’Association pour l’intégration sociale de la région de Québec.

Comment suis-je devenue porte-parole de cet organisme?

Au palais Montcalm, j’ai été découverte par l’ancienne directrice de l’AISQ lors d’un spectacle bénéfice organisé par l’école de violon Anne-Hélène Chevrette (c’est ma sœur) en collaboration avec la fondation REVHVI, qui aide les élèves de l’école spécialisée de l’Envol.

J’ai lu un poème. Elle a été émue, impressionnée.

C’est comme ça que j’ai su
qu’à deux coins de rue de ma nouvelle maison
se trouve cette association.
Était-ce un coup du hasard ou du destin?

Depuis ce temps, je suis devenue leur porte-parole.
J’ai fait des apparitions à la télévision et passé des entrevues.
J’ai donné des témoignages pour l’organisme de financement Centraide.
De plus, j’ai sensibilisé les élèves du secondaire à la différence
avec le projet pilote Visite d’un autre monde.DSC_6472_petit

L’AISQ cherchait une personne capable de s’exprimer
dans le cadre de la coalition du dépistage prénatal de la trisomie 21.

Eugénisme.

Pourquoi enlever la liberté de vivre à un enfant?
Pourquoi l’éliminer?
Est-ce difficile?
Avez-vous des préjugés?
Existe-t-il trop de risques?
Voulez-vous mettre au monde cet enfant pour, par la suite, le placer en pension?
Est-ce un fardeau excessif pour la société?

À mon avis, les personnes vivant avec une déficience intellectuelle
veulent s’exprimer, travailler
Et prendre une place pour vivre dans le monde.

Suis-je une espèce en voie de disparition?

 

François Bellerive, lui, côtoie au quotidien des personnes comme moi.
Il pense que les personnes vivant avec une déficience intellectuelle
apportent quelque chose de plus dans la société.
Je lui ai demandé pourquoi il avait fait de cette cause son projet de vie…

J’ai été au Nord, terres givrées atikamekw tambour chantant
À l’Ouest, grandes Plaines où l’horizon défile jusqu’au jour d’après
À l’Est, creuser le trou du monde du bout des baguettes
Enfin au Sud, où la chaleur humaine est plus vive encore que les degrés Celsius

Changement d’itinéraire à la recherche de l’inconnu
Le train, l’avion, l’auto-stop, le
chicken bus, bateau, taxi, métro, vélo, à pied
J’ai usé mes souliers, rempli mes souvenirs, retracé mes cartes
Mais nulle part je ne me trouvais plus

J’ai posé mes valises, ralenti le temps
Le voyage vers l’autre m’a ramené vers moi

J’ai eu envie de mélanger les mots aide humanitaire
Pour faire de mon geste une aide d’humanité
Comme Rosa Parks lutter pour la défense de nos droits
Comme San Suu Kyi offrir une résistance ferme à l’injustice

Naître de cœur naître petit être d’ailleurs être d’ici
En quoi sommes-nous si différents, vraiment
Nous sommes tous des brouillons d’hommes et de femmes
C’est notre tracé collectif qui donne notre dessein

Ma rose des vents, désormais
Ce sont toutes les personnes que je rencontre aux croisements
Comme en mon méridien de Greenwich
À l’Équateur

Elles vont au bout de leurs rêves
Elles ont le bras levé et les idées en mouvement
Elles revendiquent la justice sociale et l’égalité
Ma rose des vents ce sont des personnes comme toi, Roselyne

La rose des vents
Par François Bellerive
Directeur général
Association pour l’intégration sociale (Région de Québec)

Équipe janvier 2016_petit

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Auriez-vous le culot de les accueillir?

Je ne vous parlerai pas de Profil, le centre d’entraînement qui m’accueille depuis onze ans et qui fait de moi une fille en forme

C’est dans Lairet.

Je ne vous présenterai pas le Café Castelo où se sont vendus mes trois premiers recueils de poésie et où je déguste du café comme je l’aime, en bonne compagnie.

C’est aussi dans Lairet.

Moi, c’est Charlesbourg. Je suis duchesse de Charlesbourg et je dois parler de mon arrondissement! Un duché à la fois s’il-vous-plaît!

Mais je peux vous mentionner le Canac sur Louis XIV qui a embauché un commis trisomique discret et efficace.

Je peux vous nommer le Centre du Rembourreur sur la 1re Avenue et vous parler de Gilles Bouchard qui n’est plus seul dans son atelier. Il paraît que c’est mieux rangé depuis qu’il a embauché un garçon différent.

Je peux vous souligner l’accueil de Danse Attitudes et du Centre de loisirs Saint-Rodrigue avec le cours de danse folklorique de la Manikoutai : deux places de choix dans lesquelles je suis intégrée.

Je peux vous parler du magasin Uniprix de la 1re Avenue qui me traite comme une cliente importante.

Je peux vous écrire à propos de la bibliothèque Paul-Aimé-Paiement de Charlesbourg qui accueille avec plaisir des personnes différentes en invitant toute sa population. Plusieurs commis m’aident à m’orienter pour trouver des livres intéressants, découvrir des DVD, des CD et utiliser des ordinateurs.

Je pourrais aussi vous dire que j’ai aidé ma sœur à l’École de violon Anne-Hélène Chevrette. J’ai photocopié une tonne de partitions, j’ai transcrit plein de notes dans un logiciel de notation musicale, j’ai pris soin des locaux, aussi. Elle m’a fait présenter des numéros lors de ses concerts, j’ai accueilli le public, j’ai vendu des billets et j’ai donné des programmes.

Photos : Denis Champagne

Photos : Denis Champagne

 

J’aimerais ne pas avoir à vous en parler. Ça ne devrait pas être extraordinaire, ça ne devrait pas prendre du culot.

En silence, à haute voix ou par écrit, je pense que c’est une bonne idée d’inclure, d’intégrer des personnes comme moi dans les milieux de travail.

J’aimerais que ce soit naturel, je me rends compte que c’est important de faire des efforts.   Un petit coup de pouce fait toute la différence : l’accueil des commerces permet de développer nos compétences pour nous stimuler davantage. Le fait de tendre la main aux autres, c’est se donner un cadeau à soi-même, celui de l’ouverture et de l’amitié.

Alors, auriez-vous le culot d’en accueillir?

Texte de Roselyne Chevrette et Anne-Hélène Chevrette, encore une fois complices.

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Comment j’ai appris à déchiqueter un dindon

Depuis onze années, je travaille comme assistante-commis à la cuisine à la Maison du Renouveau de Charlesbourg. Mon merveilleux duché! Je suis supervisée par un programme du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle.

Dans cette grande maison inspirante, j’apprends à faire des recettes. Un jour, le chef m’a demandé de faire le déchiquetage d’un beau dindon. Au début, j’avais peur! Il était énorme, et doré, bref… Je l’ai trouvé un peu intimidant. Malgré tout, j’ai réussi à enlever la peau et à séparer la chair et les os. J’étais fière de moi… je ne suis pas primitive, plutôt princesse d’habitude! Malgré tout, je m’en suis régalée à m’en lécher les doigts!

Les gens de cette grande famille spirituelle sont accueillants, généreux et chaleureux.

La Maison du Renouveau « accueille et accompagne toute personne qui souhaite grandir humainement et spirituellement » (www.maisondurenouveau.com). Notamment, elle offre des locaux pour des réunions ou des conférences, des séjours de repos et de recueillement. De plus, elle offre le service d’un chef cuisinier pour les délicieux repas… parfois de dindon! Plein de beau monde qui circule là-bas.

J’aime cet endroit! Je m’y sens bien : le beau grand terrain et ses grands arbres me font me sentir sereine. Surtout, dans cette maison, j’aime me rendre utile et valorisée.

EXTRAITS d’entrevues

Avec le directeur : Michel Paquet

La mission de la Maison du Renouveau nous invite à être attentifs aux besoins des personnes qui sont plus fragiles. Les clients nous disent : « c’est merveilleux de voir les personnes épanouies au service de la Maison du Renouveau, avec leur sourire, leur bonjour ». Les personnes vivant avec une déficience intellectuelle nous apportent une couleur différente à l’esprit de la mission.

Avec le chef cuisinier : Stéphane Buissières

Nous avons plein de tâches faciles et légères à effectuer. Il y a une variété de travaux pour toutes les catégories de personnes. Nous prenons le temps d’écouter ces personnes en respectant leurs limites. Elles ont le souci du travail bien fait et possèdent de la minutie. Le désir de toujours vouloir aider les fait sentir valorisées.

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Hommage à une prof de l’École de l’Envol

Chère Anne-Marie,

Si tu savais comme je t’apprécie
toi qui oses enseigner aux élèves
vivant avec des limitations
tu leur apprends l’autonomie
si tu savais comme je te remercie

Si tu savais comme il est magnifique
de découvrir les histoires
au travers des images d’un livre
comme celle de mademoiselle C
qui est fière de sa différence

Moteur en marche contre les préjugés
tu connais les obstacles de l’intégration
c’est un travail rempli d’action
on s’arme de courage
pour aller vers les gens
que parfois on dérange

Merci pour ta patience, ta générosité
et ta légendaire douceur
Dis-moi, Anne-Marie
pourquoi fais-tu une place
à des personnes comme moi?

Ce qui m’a sensibilisée à l’intégration des personnes vivant avec une déficience intellectuelle,
c’est l’importance même de ces personnes
au sein de notre société par la nature même de ce qu’elle sont.
Leur déficience font en sorte qu’elles sont plus proches des vraies valeurs humaines
qui rendent heureux
la simplicité, la spontanéité,
l’intégrité, l’humilité,
la joie de vivre, le courage,
la persévérance, l’amour inconditionnel…
Ces personnes vivent de l’essentiel,
ce que plusieurs d’entre nous avons oublié.

L’intégration de ces personnes transforme le sens de l’humanité
même de gens qu’elles côtoient.
Elles les invitent à être plus généreux, plus compréhensifs,
plus patients, plus simples, plus vrais…
Donc les personnes vivant avec une déficience intellectuelle,
par leur intégration, transforment les gens et l’entourage qu’elles côtoient
en un monde meilleur…
C’est leur mission de vie
et l’une des plus importantes!

Dis-moi, Anne-Marie
ce qui t’a amené à faire ce métier-là?

Ce n’est qu’un pur hasard
le début de mon cheminement professionnel
au sein de cette clientèle…
C’est comme si je n’avais pas choisi volontairement la cause au départ
mais plutôt elle qui m’a choisie.
Et depuis, c’est une passion
car mon travail me ressource humainement au quotidien…

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Vivre

Voici le texte que j’ai lu sur scène lors de la soirée de lancement du 28 janvier dernier.

♦♦♦

À tous les jours lorsque nous sortons,
il y a des gens qui nous dévisagent
d’un air plutôt narquois.
Est-ce un regard qui nous suit
Ou nous montrent-ils du doigt?

Aujourd’hui, avec tous les préjugés,
Plusieurs hésitent à s’ouvrir.
Par peur de le démontrer,
D’autres ne savent pas comment réagir.

À vous qui pensez à l’avenir,
je dis de prendre le temps de lire
ces mots que je vous écris
pour qu’enfin vous nous ayez compris.

Vivre avec une différence,
c’est faire visiter un autre monde,
un avenir qui nous appartient
auquel on pense avec espoir
sans attendre demain.

Vivre avec une faiblesse,
C’est suivre la musique
pour s’introduire dans la danse
parce que l’on veut s’enfuir
de tout ce qui s’appelle silence.

Côtoyer la déficience,
c’est découvrir une réalité
où il y a tant de choses à apprendre,
pour réussir à nous aborder.

Lorsqu’on se sent fragile,
il faut beaucoup de courage
pour vivre, pour survivre
avec l’étiquette d’une image.

Nous ne l’avons pas choisie
Mais il reste…

La vie

Donnons-nous la peine de faire des efforts
Car il reste à déterrer beaucoup de trésors.

Roselyne Chevrette
Recueil de poésie : Nos fichus rouges

Au fil des différences

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La chatte de Charlesbourg

Chaton tigré qui gambade dans l'herbeCharlesbourg, tu es un duché de montagnes et de vergers. À l’automne, en montant les rues, je me roule dans les feuilles rouge orangé. Au mois de novembre, l’air est frais et pur. Merci pour les couchers de soleil doux à mes yeux persans.

L’hiver, j’aime glisser sur le tapis blanc et poser mes griffes dans les forts des enfants – comme si nous étions dans le film La guerre des tuques. Au printemps, c’est merveilleux parce que tout renaît en beauté pour voir arriver l’été. Délectable crème glacée s’écoulant sur le sol!

Photo de la chocolaterie Chocolats FavorisChez Chocolats Favoris, dans le Trait-Carré, je me lèche les pattes sur la galerie, près de la porte.

Merci Charlesbourg pour les milliers de loisirs que tu offres aux gens que j’aime observer, recroquevillée tranquillement sur un banc de parc : les gens dansent, jouent au tennis et s’amusent. Je vois Charlotte et Alexandre construire des châteaux de sable.

Les gens de Charlesbourg sont chaleureux comme un brasier de joie. Ils sont prêts à m’accueillir à bras ouverts. Dans leur gentillesse, ils me réconfortent de bols de lait chaud.

Dans mon quartier, les gens sont généreux et s’impliquent dans : la distribution du comptoir alimentaire, la guignolée, les paniers de vêtements pour la Saint-Vincent de Paul, l’Association pour l’intégration sociale, les fournitures scolaires pour les enfants des pays sous-développés, et tous les autres organismes communautaires. Je me faufile à travers tout ça…

Comme un pacha, je me sens confortable dans le chaud soleil. Je m’amuse avec ma pelote de laine et je m’étire vers le ciel. Dans ce quartier où tout bouge, c’est très convivial, familial, et de plus en plus coloré, ouvert sur le monde et les cultures.

Ici, on trouve de tout à proximité, c’est pourquoi je suis bien installée comme une princesse, qui aime aussi parfois explorer en jouant aux billes et en me promenant sous les lampadaires.

À Charlesbourg, dans les parcs, on aime bien aller jouer avec des amis et sortir voir des spectacles de musique extérieurs illuminés par des lampes dorées.

À chaque lune, j’ai l’impression d’être un personnage dans une histoire magique dont on peut retrouver le livre à la bibliothèque Paul-Aimé-Paiement.

Photo de la bibliothèque Paul-Aimé-Paiement

Qu’arrivera-t-il à Charlesbourg? Seul l’avenir le dira.
Moi, je préfère donner ma langue au chat.

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