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La revengeance des duchesses

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  • Morgane Clément-Gagnon (Lévis) (20%)
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  • Estelle Bachelard (Saint-Roch) (18%)
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  • Valérie Laflamme (Saint-Sauveur) (16%)
  • | 788 Votes
  • Annie Fournier (Limoilou) (11%)
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  • Marrie E. Bathory (Montcalm) (8%)
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  • Miguel Fontaine (Vieux Faubourg) (3%)
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  • Liane Fauchon (Sainte-Foy) (3%)
  • | 142 Votes

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Annie Fournier

Limoilou

 

La grande école… à bout de bras

Après la p’tite école primaire, voici la grande école primaire : l’école des Jeunes-du-Monde, dans Maizerets.

Pour vrai, on dirait un campus universitaire! Ils ont deux pavillons (un pour le préscolaire et le premier cycle et un pour les deuxième et troisième cycles), qui accueillent plus de 450 jeunes de 27 nationalités différentes, passionnés de sport et de musique.

photo: Annie Fournier

Photo : Annie Fournier

Leurs professeurs sont également reconnus pour leur implication dans la vie scolaire et parascolaire, et c’est sans compter qu’ils donnent de leur temps pour assurer la réussite de leurs élèves. L’école des Jeunes-du-Monde est d’ailleurs une des seules écoles à offrir le concept des mercredis PM, soit un mercredi après-midi de congé aux deux semaines. Lors de ces périodes de congé, les professeurs demeurent disponibles pour aider les élèves en difficulté. Pour avoir droit à ces périodes, les élèves finissent la classe 15 minutes plus tard tous les jours.

Notons également que l’école des Jeunes-du-Monde bénéficie de beaucoup de services et de personnel spécialisé, tels des infirmières, TES, éducateurs spécialisés, orthopédagogues et psychologues et d’un programme de francisation. On y trouve aussi un concierge fort sympathique et la cloche la plus cool ever (thème de Star Wars).

Ce sont donc des jeunes éloquents, intelligents et allumés sur le monde que j’ai rencontrés dans la classe de 5e année de Mme Izabelle Houde (duchesse de Limoilou 2011, quand même!). Trouvant (avec raison) qu’on délaisse souvent Maizerets au profit du Vieux-Limoilou, ils m’ont invitée eux-même dans leur école afin de me présenter leur beau coin de quartier.

Voici donc Maizerets, par les élèves de 5e année de Mme Izabelle Houde.

« J’aimerais vous parler d’un lieu important pour moi dans mon quartier. C’est la bibliothèque de la Canardière. La bibliothèque est un lieu où il y a beaucoup de livres. Des livres informatiques, des romans, des bandes dessinées, des albums sur la nature, des documentaires, etc. […] Pourquoi je vous parle de la bibliothèque? Et bien simplement parce que c’est ce que j’aime le plus! Les livres et moi, nous sommes inséparables! Quand je lis, je me sens libre. »

— Laurence

« Limoilou est un quartier très culturel avec beaucoup d’habitants de différents pays. Limoilou a aussi une très longue piste cyclable de 40 km. Il y a également le Domaine Maizerets qui est un endroit merveilleux pour se promener en famille ou avec ses amis. Limoilou est le plus beau quartier du Québec! »

— Alexandre

« J’habite dans Maizerets, qui fait partie de Limoilou. C’est un coin merveilleux, mais on n’en parle pas beaucoup selon moi. Personnellement, j’aime aller au Centre Monseigneur-Marcoux. À cet endroit, on peut faire beaucoup d’activités comme voir des spectacles amusants, participer à des jeux de quilles et pratiquer toute sorte de cours. »

— Salma

« Limoilou a plein de services essentiels comme une épicerie, un hôpital, des pharmacies, une école, etc. […] À 5 ans, j’étais toujours en train de jouer au parc Bardy et au parc Maizerets. J’y allais avec mes amis. À 6 ans et demi, j’ai appris à patiner et j’étais toujours à la patinoire. »

— Raphaël

« J’aime mon quartier. Il m’offre la possibilité de jouer à mon sport préféré qui est le basketball. […] Pourquoi je vous parle de basketball? Parce que je voudrais devenir un grand joueur de basket comme Koby. »

— Enock

« Dans mon quartier […] ce que j’aime le plus, c’est la crèmerie Vélo Oasis près du Domaine Maizerets. […] Dans ce parc (Maizerets), vous pouvez courir, jouer, observer les oiseaux, regarder l’arboretum et aller dans le labyrinthe. »

— Philippe

photo: Annie Fournier

Photo : Annie Fournier

« J’allais souvent au parc Bardy et au Domaine Maizerets où il y a beaucoup de choses à faire, même en hiver, comme du patinage, des glissades, etc. Vous aurez la chance de vous faire beaucoup d’amis. »

— Ariana

« Je suis une jeune fille qui adore le quartier Limoilou. Je parle très bien le français et je parle beaucoup aussi… C’est bizarre quand on y pense car il y a cinq ans, je ne parlais pas du tout français. […] J’aimerais vraiment que vous veniez visiter le parc Maizerets pour patiner en écoutant la musique. »

— Manisha

« Je veux vous présenter un beau quartier de Limoilou, mais très peu connu. Je parle de Maizerets. Les sourires de différentes nationalités vont vous réchauffer le cœur! […] Je vis au Canada depuis neuf ans, mais je viens tout juste de connaître le quartier le plus peuplé de gentillesse et de cultures de ma vie! »

— Ana

« Il y a aussi plein d’activités dans mon école (Jeunes-du-Monde) comme les matinées sportives, le hockey cosom, le club de course, et j’en passe. On a une très bonne équipe de basketball qui s’appelle les Perséides. […] À notre école, nous n’avons pas d’intimidation parce que ce n’est pas bon d’en faire. »

— Isabella

« Dans le parc Bardy, il y a un terrain de soccer, un terrain de tennis, un autre de basketball, un terrain de skate et il y a une grande piscine. […] À l’école des Jeunes-du-Monde, il y a plusieurs activités avec Mme Maude de Motivation Jeunesse et il y a aussi une équipe de soccer, de basket et de hockey en parascolaire. »

— Baraka

« Ça fait un an que je suis dans le quartier Maizerets, qu’on appelle aussi Saint-Pie-X. Dans mon quartier, il y a des gens qui viennent de plusieurs pays différents comme le Niger, le Népal, la Chine, etc. […] Dans mon quartier, il y a plusieurs merveilleux appartements et de jolies maisons. Venez faire un tour! »

— Khaled

« J’aimerais vous parler de l’école des Jeunes-du-Monde. […] À chaque matin, il y a les matinées sportives pendant lesquelles les élèves font des activités avant que l’école commence au son de la musique. Aussi, à la fin de chaque étape, certains élèves se font récompenser pour leur attitude positive envers les enseignants et les autres élèves. »

— Daphné

« Les rues sont étroites avec beaucoup d’ombre parce qu’il y a de gros arbres.
Immeubles sont anciens et sont tous collés les uns sur les autres avec des escaliers qui tournent.
Mon quartier est multiculturel, donc très coloré et animé.
Oiseaux, papillons, fleurs et espaces verts sont très nombreux.
Il y a des œuvres d’art aux quatre coins de mon quartier.
Le parc Maizerets a un marécage où l’on peut voir des canards et savourer le goût d’une excellente crème glacée.
Offrez-vous une balade dans Limoilou.
Unanime vous serez après avoir visité mon quartier car c’est le plus beau… »

— Yannik

**LE MOT DE LA DUCHESSE**

C’est avec cette belle visite à notre jeunesse que je conclus cette folle aventure qu’a été la Revengeance des duchesses. Merci à vous, fidèles lecteurs, de m’avoir accompagnée tout au long du chemin. Je continue ma route, grandie et le cœur plein! Pis comme on dit par chez-nous, on se r’croisera ben!

One love.

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La p’tite école… à bout de bras

Je vous ai déjà vanté l’incroyable solidarité de mon duché. Sa réputation de quartier familial n’est plus à faire. Ben vous savez ce qui est encore plus merveilleux? C’est que cette solidarité-là, ici, on l’enseigne même aux enfants!

L’école à bout de bras. Ça vous dit quelque chose? C’est la mission que se sont donnée les corps professoraux du Québec. Porter leurs écoles à bout de bras. Ce slogan, on en a surtout entendu parler par les grèves générales, l’abolition des activités spéciales ou les casse-têtes d’horaires. Mais qu’en est-il vraiment? La réalité d’un prof, c’est quoi au juste? Et les enfants? Comment vivent-ils la situation?

J’ai donc eu envie, en cette fin de mandat (tristesse!), de donner la parole aux enfants et à leurs enseignants. Je me suis rendue à l’école primaire Saint-Fidèle dans le Vieux-Limoilou afin de rendre visite à la classe de 1re année de Mme Marie-Ève Lizotte, avec mes questions pis mon kodak (mouahaha!).

Questions à l’enseignante, Mme Marie-Ève Lizotte :

Q : À quoi ressemble l’horaire typique d’un enseignant à l’école Saint-Fidèle?

R : L’horaire typique d’un enseignant de l’école est de 8 h 10 à 15 h 15 en présence des élèves. À cela, nous devons ajouter le temps de planification, de préparation et d’encadrement (comités, récupération, plan d’intervention) qui s’effectue avant et après le début des classes, sur l’heure du dîner et souvent même à la maison. Chaque enseignant doit assurer une présence à l’école de 32 heures par semaine mais le travail réel est au-delà de ces heures. Voilà pourquoi nous devons souvent ramener du travail à la maison.

Q : Quelle est la réalité actuelle de la classe? Disposez-vous de tous les moyens requis pour bien fonctionner? D’après vous, que serait-il nécessaire d’instaurer à l’école afin d’en améliorer les conditions?

R : J’enseigne dans une classe de 22 élèves de 1re année qui apprennent à lire, à écrire et à compter. Chaque enfant étant différent dans son rythme d’apprentissage, je me dois de m’assurer qu’il a toute l’aide nécessaire afin qu’il progresse à la hauteur de son potentiel.  Dans un monde idéal, le ratio maître-élève serait à mon avis de 16 à 18 afin d’avoir plus de temps pour du soutien individuel. Toutefois, à l’école Saint-Fidèle, nous avons une équipe de professionnels compétents et performants qui travaillent en concertation avec les enseignants (psychologue, orthophoniste, orthopédagogue, technicienne en éducation spécialisée, infirmière et hygiéniste dentaire). De plus, des sommes supplémentaires sont injectées par l’école afin de bonifier ces services aux élèves. Bien sûr, il y a des délais pour les évaluations et les suivis et nous accepterions volontiers d’augmenter le nombre d’heures de chacun de ces professionnels qui font déjà un travail colossal. À l’école nous avons un comptoir vestimentaire ouvert les vendredis après-midi à tous ceux qui le désirent. Les enfants ont également du lait-école 3 fois/semaine et des collations du Pignon bleu à tous les jours.

Q : Pourquoi avoir choisi l’enseignement? Vos perceptions de cette vocation ont-elles changé?

J’ai choisi l’enseignement par amour des enfants et parce que j’ai la chance de permettre à chacun d’eux de croire en leurs forces. Pour moi, l’enseignement est un privilège qui me permet de laisser ma trace dans la société de demain. L’enseignement, c’est gratifiant. Les enfants sont purs, ils nous acceptent tels que nous sommes. Lorsqu’un enfant nous remercie de lui apprendre à lire, qu’un ancien élève revient nous voir après plusieurs années en nous remémorant des événements du passé, c’est le plus grand des salaires! Être enseignante me permet de garder une part de l’émerveillement des enfants avec qui je passe mes journées. Je ne suis pas allée en enseignement pour un salaire ou des conditions de travail (je ne savais même pas combien gagnait une enseignante avant d’en être une moi-même), mais pour le contact et le bonheur que peuvent me procurer mes élèves. Après plus de 15 ans de métier, je garde cette vision et souhaite que le jour où je serai désillusionnée au travail, j’aurai la sagesse de me retirer pour laisser ma place à la relève.

Q : Selon vous, qu’est-ce qui distingue Saint-Fidèle des autres écoles de Québec?

L’école Saint-Fidèle c’est MON école! Mon école primaire et celle de nombreux enfants qui ont une véritable chance de la fréquenter. Mon école est près de la communauté. Plus d’un tiers du personnel habite le quartier. L’engagement, la stabilité et la compétence du personnel et de la direction sont remarquables. La complicité des employés du service de garde avec celle des autres professionnels est exceptionnelle. Monsieur Marc, notre concierge, accueille les élèves à la porte tous les matins. Tout cela fait la différence. L’engagement et l’implication des parents distinguent également l’école Saint-Fidèle, que l’on pense à l’OPP [organisme de participation des parents], ou encore à la participation record des parents à l’assemblée générale en début d’année. Quand on passe par Saint-Fidèle, on veut y rester!

Et les enfants? Je leur ai tout simplement demandé ce qui, selon eux, manquait à leur école. Préparez-vous à être charmés!

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Sur les traces de Limoilou, dernière leçon

Voici pour vous, mes chers lecteurs, la dernière (snif) leçon d’histoire sur le merveilleux quartier Limoilou.

Votre duchesse a en effet rencontré M. Dale Gilbert, historien de l’INRS, qui a généreusement accepté de nous tracer un tour vivant et inspirant de notre quartier.

La leçon d’aujourd’hui : « Où ça s’en va, Limoilou? »

Mes chers amateurs d’histoire, merci d’avoir été au rendez-vous!

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Le jour où un géant est tombé

C’est l’histoire d’un géant. Un géant qu’on a sculpté dans le bois. Un géant historique. Un géant œuvre d’art. Une Grande Hermine.

On avait fait venir ses plans d’Europe, pareil comme la vraie. C’est Michel et Émilien Tremblay, leur équipe en arrière d’eux, qui l’ont bâtie pièce par pièce, à la sueur de leurs fronts pis aux ampoules de leurs mains. Un vrai travail de moine. Pendant 2-3 ans certain. À même le petit chantier de la Davie.

Au départ, c’était une commande spéciale pour Expo 67. Pis après, c’est devenu bien plus que ça. D’une simple réplique de la Grande Hermine, ce géant de bois-là est devenu une véritable machine à voyager dans le temps. Une fois à son bord, on était directement projeté en Nouvelle-France. Dans le ventre de ce géant-là, on vivait comme des marins de l’époque. On avait en effet sculpté jusqu’à des mannequins qui reproduisaient les activités d’usage. Si on fermait les yeux, on pouvait presque les voir s’animer, les uns mangeant leurs rations pourries, les autres prenant soin du pont. Y en avait même un qui écrivait une lettre à sa douce, craignant de ne plus jamais la revoir.

Une fois l’Expo finie, fallait bien lui trouver une place à ce géant-là. Ça fait qu’on l’a ramené chez lui : dans le parc Cartier-Brébeuf. En plein où le vrai bateau avait accosté, y avait 437 ans de ça. Le voyage a été pénible pour notre pauvre géant. On n’a pas su en prendre soin, on connaissait pas ça. Faut dire que, dans ce temps-là, l’Histoire maritime c’était pas vraiment une priorité. Ça fait qu’on l’a trimbalé tout croche. On l’a perdu puis retrouvé, coulé puis repêché. Puis, enfin, en septembre 1972, on l’a lesté dans sa dernière demeure.

photo : Ville de Québec

Photo : Ville de Québec

Ce géant-là, cette Grande Hermine-là, elle en a vu passer des visages. Des centaines. Des milliers. Le mien. Le tien peut-être aussi. Des élèves tout excités d’être en sortie scolaire aux touristes venus tester le côté typique de l’expérience. On entrait curieux, on ressortait instruit. C’est quelque chose qui manque ça, aujourd’hui.

Puis un moment donné, le verdict est tombé : le géant est trop magané, il faut interdire l’entrée en attendant de le faire réparer. Puis pour le réparer, ça n’aurait pas été si compliqué. Il suffisait juste de remplacer les pièces pourries par d’autres fraîchement sculptées. C’est sûr que ça aurait coûté des sous, mais pas mal moins que ce que les gouvernements ont pensé. Pis le cœur des citoyens n’y était plus. Faut dire que, dans ce temps-là non plus, l’Histoire maritime c’était pas une priorité. C’est à se demander si ça l’a déjà été…

On a tué le géant à coup de portefeuille. C’était pas si important, c’était juste une réplique. Pourtant, il a accueilli son monde jusqu’à la veille de sa démolition, le géant. Puis, pendant que la pelle mécanique lui rentrait dans le tas, la foule présente applaudissait le carnage.

Parce que je ne sais pas si je l’ai mentionné mais l’Histoire, c’est vraiment pas une priorité.

photo : jstremblay

Photo : jstremblay

* Merci à monsieur Jacques Tremblay qui, grâce à ses souvenirs, m’a permis de rédiger ce billet.

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Sur les traces de Limoilou, troisième leçon

Voici pour vous, chers amateurs de Limoilou, la troisième leçon d’une série de quatre sur les racines historiques du magnifique quartier Limoilou.

Votre duchesse a en effet rencontré M. Dale Gilbert, historien de l’INRS, qui a généreusement accepté de nous tracer un portrait vivant et inspirant de notre beau coin de ville.

Mention spéciale aux archives de la Ville de Québec pour les superbes photos ainsi qu’à mon nouveau coup de cœur musical, la pièce traditionnelle « Reel de Limoilou », ici interprétée par M. Joseph Allard.

La leçon d’aujourd’hui : « Par quoi on distingue ça, Limoilou? »

Loyaux sujets, bon visionnement!

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Not’ beau Limoilou

Voici pour toi, Québec, de quoi te faire swinger le genou!

Votre duchesse a collaboré avec messieurs Jean-Daniel Nicol et Alexandre Richard, fiers résidents du meilleur quartier en ville!

Précisons qu’Alexandre Richard est un des membres fondateurs du fabuleux groupe «rock-trad-pop-punk» Bodh’aktan, qui lancera le 19 février prochain son 3e album. D’ici-là, on pourra entendre une chanson de l’opus chaque vendredi. Celui-ci est d’ailleurs présentement en prévente sur iTunes. Ça vaut le détour!

Un énorme merci à Alexandre Leclerc de La Baconnerie, pour le temps et pour la confiture de bacon ;)

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Sur les traces de Limoilou, deuxième leçon

Voici pour vous, fougueux amateurs de développement urbain, la deuxième leçon d’une série de quatre sur les racines historiques du magnifique quartier Limoilou.

Votre duchesse a en effet rencontré M. Dale Gilbert, historien de l’INRS, qui a généreusement accepté de nous tracer un portrait vivant et inspirant de notre beau coin de ville.

Mention spéciale aux archives de la Ville de Québec pour les superbes photos ainsi qu’à mon nouveau coup de cœur musical, la pièce traditionnelle « Reel de Limoilou », ici interprétée par M. Joseph Allard.

La leçon d’aujourd’hui : « Ça s’est développé comment, Limoilou? »

Loyaux sujets, à votre popcorn!

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Je suis Limoilou : le duché solidaire

18 h. « Planète Québec » est attablée. En bruit de fond, la télé. Canal 2 ou canal 4, c’est selon. Ce n’est pas si important, on n’écoute que discrètement. Mais tends l’oreille, Limoilou. Parce qu’on parle de toi. Et, souvent, on ne t’aime pas beaucoup.

Tu fais mauvaise presse, Limoilou. À écouter « Planète Médias », il n’y a que laideur chez vous : vols, violence, pauvreté et prouesses d’écervelés, il n’y a souvent que ces aspects qui y sont mentionnés. Mais moi je te connais, Limoilou, tu es de toute bonté.

Le problème de « Planète Médias », c’est qu’elle aime bien généraliser. Du mauvais, y en a partout mais c’est souvent celui de chez vous qu’elle préfère montrer. Pourtant, si elle nettoyait son objectif, elle y verrait un peuple coopératif.

Parce que tu donnes, Limoilou. Tu donnes sans compter. Que le besoin soit bien présent ou que ce ne soit qu’une idée, tu es toujours prêt à aider. Tu remues ciel et terre pour supporter tes sinistrés. Tu cuisines jusqu’aux petites heures pour nourrir tes rejetons affamés.

Tes mains sont toujours tendues, Limoilou. Mais, contrairement à ce qui nous est montré, ce n’est pas pour quémander. Tu te soucies réellement de ton prochain et tu veux sa félicité. En matière de partage et d’entraide, tu pourrais en montrer!

Dans tes limites, Limoilou, plein de projets sont nés. Des projets pour créer, des projets pour aider. Et ton objectif dernier : accueillir des réfugiés. Leur monde a basculé, leur vie s’est arrêtée. Qui de mieux placé que toi pour les réconforter?

Photo de mots de bienvenue accompagnant les tuques

Photo : Jean-Daniel Nicol

Donc, de tes mains, des tas de tuques se sont tricotées. Des tuques comme on en donne à chaque nouveau-né. Un présent pour les apaiser, pour qu’ils se sentent aimés. Un petit mot y est souvent attaché. « Bienvenue chez vous! / Welcome home! » y est souvent rédigé.

Des vêtements, des jouets et des denrées tu vas aussi amasser. C’est qu’il faut bien aider toute la communauté! À l’aide de la vente d’articles promotionnels éclatés, des collectes de fonds sont organisées. Et tout le monde peut en profiter, peu importe son âge, son sexe, ses origines ou son quartier.

Sache que ton message est bien reçu, Limoilou. Le bonheur de tes habitants, tu y es pour beaucoup. Et contrairement à ce que « Planète Médias » peut véhiculer, on est très fiers d’être de ton côté! Vive Limoilou, le plus solidaire des duchés!

Votre duchesse vous invite à visiter les pages suivantes pour en savoir plus sur quelques projets d’entraide de Limoilou :

25 000 tuques

Photo : Jean-Daniel Nicol

Projet 25 000 tuques pour les réfugiés syriens, une initiative amenée dans la capitale par le Limoulois Jean-Daniel Nicol : https://www.facebook.com/groups/736154286484577/?fref=ts ou le site officiel : http://jdussot.wix.com/25000tuques

Macarons pour les réfugiés syriens, une initiative amenée dans la capitale par la Limouloise Miléna Babin : http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201601/10/01-4938413-des-macarons-pour-collecter-des-fonds-pour-les-refugies.php (points de vente bientôt disponibles)

Page Facebook Entraide Limoilou : https://www.facebook.com/groups/212956502230069/

Centre Mères et monde, ressource d’entraide pour les jeunes mères et leurs enfants : http://www.meresetmonde.qc.ca/

Autonhommie, centre de ressources pour hommes : http://www.autonhommie.org/

Atelier La Patente, coopérative de solidarité : http://atelierlapatente.org/

La Bouchée généreuse, organisme communautaire et soupe populaire : http://laboucheegenereuse.org/

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Sur les traces de Limoilou

Voici pour vous, foule en délire fervente d’histoire, la première leçon d’une série de quatre sur les racines historiques du magnifique quartier Limoilou.

Votre duchesse a en effet rencontré M. Dale Gilbert, historien de l’INRS, qui a généreusement accepté de nous tracer un portrait vivant et inspirant de notre beau coin de ville.

Mention spéciale aux archives de la Ville de Québec pour les superbes photos ainsi qu’à mon nouveau coup de cœur musical, la pièce traditionnelle « Reel de Limoilou », ici interprétée par M. Joseph Allard.

La leçon d’aujourd’hui : « Ça vient d’où ça, Limoilou? »

Loyaux sujets, bon throwback!

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Limoilou, une histoire de famille

Mon cher Limoilou, aujourd’hui j’ai envie de te dire que t’es comme une famille pour moi.

Parce que t’es comme une grand-maman : Y a toujours de la bonne bouffe fait maison qui cuit chez vous. Ça sent le bon pain et la soupe aux légumes quand on entre dans le portique. Avec toi, j’me sens comme dans les pantoufles que tu m’ tricotes à chaque Noël mais que j’ai plus le goût de jeter tellement elles sont confo. J’me sens bien chez vous, j’veux pu partir.

Ruelle enneigée de LimoilouParce que t’es comme un grand-papa : Tu me montres à bricoler des patentes, à me débrouiller dans la vie. Tu me parles de ton jeune temps avec un petit sourire en coin. Tu m’emmènes prendre des marches dans le bois de temps en temps, tu me parles sans me parler. Tu m’aides à me vider la tête pis tu remplis mon cœur, ça fait du bien.

Parce que t’es comme un mononc : Tu prends soin de ta moustache, t’es propre de ta personne! T’es un Québécois de souche, un soir c’est de la 50, un autre c’est de la Limouloise! T’es typique, t’es kitsch, tu sens un peu l’Aqua Velva et la cigarette mais on t’aime de même.

Affiche "J'aime ma ruelle", sur un poteau limouloisParce que t’es comme une maman : Tu es toujours là pour m’aider quand ça feel pas, t’as toujours plein de ressources pour me soutenir. T’as des belles valeurs, t’es solidaire. T’as de l’allure, du style! Tu te fous bien du jugement des autres pis tu me dis que c’est correct d’être différent. On t’aime inconditionnellement.

Parce que t’es comme un papa : On écoute la game de hockey ensemble, sur un coin de table, avec un verre (ou deux, ou trois) à la main. On se sent fier quand on te connaît pis on sait que t’es plus fort que les autres.

Parce que t’es comme un petit frère : T’as toujours plein d’idées, tu crées, tu crées! Ça bouillonne là-dedans! Tu poses des questions, tu milites, tu te rebelles pis tu m’énerves des fois.

Limoilou, t’es mon cocon, mon noyau, ma maison. Tu m’as vu grandir et tu me verras vieillir. Limoilou, tu seras fier de ta fille!

One love.

Arbre illuminé de mauve sur la 3e avenue

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